jeudi 11 janvier 2007

Pillages: La population détruit le train

OKP/Les équipements et les biens des Chemins de fer des Uélé (CFU) sont l’objet de pillage à Aketi. Selon l'administrateur délégué général adjoint, la population locale vole des pièces métalliques et autres ferrailles.

Jean Enyange des CFU dénonce le pillage organisé dans les entrepôts du chemins de fer depuis deux mois. Auprès de Radio Okapi, il a déclaré que les pillards volent précisément des mitrailles. En plus, ils cassent les dépôts et pillent les rares pièces de rechange. Jean Enyange déplore le procédé des autorités locales qui favorisent l’impunité: «Ce qui m’étonne est que nos éléments de sécurité appréhendent quelques inciviques et les mettent à la disposition de la justice. Le lendemain, ces inciviques sont libérés.» Les autorités n'étaient pas joignables pour un commentaire.
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Quels imbéciles! Depuis des années, nous déplorons le mal-fonctionnement du petit train qui relie Aketi avec le monde et son hinterland, mais au lieu de patienter que son administration prend les mesures pour la relance, ils cassent encore cela qui a survit la décolonialisation, sécessionnisme, rébellion des Simba, les guerres de 1996/97 et 1998/2003 et l'insécurité semé par les terroristes ougandais. Trois fois non et carton rouge à la population et aux autorités. Commentaire par Esperence Monoko Polele

jeudi 12 octobre 2006

Pillages de notre héritage

GP/Les forêts pluviales de la République démocratique du Congo sont le coeur vert de l’Afrique. Mais sans protection efficace, la grande forêt ancienne de 86 millions d’hectares est en grand danger.

Ces dernières années, la RDC a attribué des concessions forestières pour l’exploitation commerciale de millions d’hectares à l’industrie du bois. Dès lors, les forêts sont littéralement pilliées pour un profit immédiat, la plupart du temps de manière irrémédiable. En tant qu’importante bailleuse de fonds, la Banque Mondiale tente de contrôler la légalité des concessions attribuées. Elle cherche ainsi à limiter l’expansion de l’industrie du bois – ce qui n’a pas été couronné de succès à ce jour.

La forêt pluviale du bassin congolais est la deuxième de la planète. Près de 40 millions d’habitants de la RDC, parmi lesquels des peuples indigènes comme les pygmées en dépendent pour leur nourriture, leurs médecines, l’énergie et les matériaux de construction. La forêt pluviale est le dernier biotope intact qui abrite une foison d’espèces animales, dont certaines sont rares. Mais si la pression extérieure se poursuit, les gorilles de plaine risquent ne pas survivre une génération de plus. Et si le danger ne semble pas encore imminent pour les éléphants de forêt, ils sont eux aussi dépendants d’un environnement intact. Etant donné que seuls 10% des forêts anciennes du bassin congolais sont officiellement protégées, le pillage menace de se poursuivre. De plus, la forêt pluviale a également un impact important sur la stabilisation du climat planétaire étant donné qu’elle emmagasine près de 8% du carbone disponible.

Greenpeace demande à la Banque Mondiale qu’elle s’engage à révoquer toutes les concessions d’extraction de bois attribuées depuis mai 2002. Le moratoire doit être prolongé jusqu’à ce que l’industrie du bois opère sous l’égide d’un contrôle conforme et qu’on établisse un plan d’affectation des terres qui mette en avant les besoins des populations et de l’environnement.
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Les entreprises du bois ne cherchent que le profit. Tous les débats autour de la durabilité sont menés vis-à-vis des consommateurs dans les pays industrialisés. Mais au cours des processus de décisions internes, seuls les gains comptent.

Commentaire par Karl Ammann

jeudi 19 janvier 2006

Isiro: Modeste reprise du rail

Après 10 ans d’interruption, la ligne ferroviaire Isiro-Mawa Gare a retrouvé son activité, même modeste et d'une manière officieuse.

Les paysans de Mawa Gare (HU) ont repris l’habitude d’acheminer a Isiro leurs productions agricoles par un camion rail. La route de 125 kilomètres n'est malheureusement parcourru avec un seul camion rail. Le Directeur général du Chemin de fer des Uele (CFU) a expliqué la situation vendredi passé sur Radio Okapi.
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La querre, des pillages, des rebellions, ce ne sont pas des jeux d'enfants, certes. Mais une interruptionn du trafic ferroviaire de dix ans? Ce qui est pénible pour les officielles du CFU, c'est que nous devons cette reprise du chemin de fer à l'initiative des cultivateurs de Mawa. Le Congo a besoin de plus de gens, telles les paysans de Mawa. Sauf avec l'initative privé nous pouvons sortir de la crise. Commentaire par Esperence Monoko Polele

jeudi 1 décembre 2005

Après les petits pas, Charles Ngile Doli veut acceler la reprise des CFU

POT/L'Office des chemins de fer des Ueles (CFU) est en train de négocier son décollage. Depuis 1992, cette entreprise publique de transport, jadis épine dorsale du secteur des transports du Nord-Est, a été condamnée à l'arrêt.

Selon un interview donné au Potentiel de Kinshasa ce mardi, les travailleurs accusent plusieurs années d'impaiement et beaucoup d'entre eux se sont convertis dans d'autres activités. L'inactivité des CFU condamne de millions de personnes à une grave pauvreté. Des enquêtes, menées notamment par les organismes humanitaires, attestent que le seul moyen de pallier cette situation de vulnérabilité des communautés vivant dans cette région est de relancer le trafic ferroviaire.

Selon notre confrère kinois, une dotation de 6 milliards de francs est attendue de la Caritas et de la section humanitaire de la MONUC. Ce n'est pas assez. Il en faudrait au moins 20. De leur côté, les membres du nouveau comité de gestion des CFU n'ont, pour seule arme, la volonté de faire. Charles Ngile est le tout nouveau chargé de mission des CFU. Dans l'entretien avec Le Potentiel, il parla des causes de la déchéance de cette entreprise et de la politique managériale qu'il compte mettre en oeuvre. La réhabilitation du réseau ferroviaire des CFU est son cheval de bataille comme on peut le constater le long de la voie.

Charles Ngile Doli confirme auprès d'Itimbiri ya Sika ces informations en ajoutant: «Il faut de grands moyens pour que l'Office des chemins de fer des Uélés reprenne ses activités.»