jeudi 1 septembre 2005

Hâtez pour l'enrégistrement à la CEI

Deux semaines après le démarrage des opérations d’identification et d’enrôlement à Wamba, 4 875 électeurs ont été enregistrés. Les prévisions de la CEI étaient de 153 563 électeurs dans ce territoire au terme de trois semaines d’enrôlement. Ce chiffre est loin d’être atteint au regard des difficultés rencontrées sur le terrain.

Les ordinateurs destinés au bureau de liaison de la CEI à Wamba furent volés par des inconnus pendant le transport. Ils étaient transporté par un hélicoptère de la MONUC en provenance de Bunia. L'enquête n'a pas encore données de résultats.
* ** *** ** *
Qui a volé nos ordinateurs? Qui contrecarre nos élections? Quel rôle joue une fois de plus la MONUC? La population de Wamba se pose des questions. Mais ce n'est pas une raison pour s'abstenir aux élections. Hâtez pour vous enrégistrer pour les élections. Les élections ne sont qu'une seul fois; la chasse aux voleurs peut attendre le jour après. Nous ne nous laissons pas voler la démocratie, même si les voleurs collaborent avec la louche MONUC.
Commentaire par Esperence Monoko Polele

jeudi 25 août 2005

Matériel électoral détourné à Wamba

Quatre ordinateurs ont disparu des malles de matériel électoral à Wamba (HU). C'est le comité local de sécurité qui a constaté ce détournement jeudi passé lors de la réception de ce matériel, à la veille des opérations d’enrôlement. La CEI dénonce cet acte d’incivisme susceptible de retarder le processus en cours. Selon Radio Okapi une enquête est diligentée pour déterminer l’origine de ce vol.

Cet acte incivique influe négativement sur les opérations pré-électorales. Le vol va empêcher la CEI de procéder aux opérations d’enrôlement et d’identification des électeurs. «Nous avons des contraintes de temps et chaque kit volé nous coûte énormément d’argent. », déclare le coordonnateur provincial de la CEI, Otemikongo. Il appelle à la conscience de la population pour protéger ce matériel qui fait partie du patrimoine national.

Les ordinateurs volés qui étaient destinés au bureau de liaison de la CEI à Wamba, furent transporté par un hélicoptère de la MONUC en provenance de Bunia.

jeudi 7 avril 2005

Reprise du trafic ferroviaire Bumba-Aketi

OKP/Le train circule de nouveau depuis le mois d’octobre dernier entre Aketi dans la Province Orientale et Bumba à l’Équateur, après une interruption de plus de 14 années. Le tronçon est exploité par les Chemins de Fer des Ueles (CFU).

La réouverture est à la grande satisfaction des opérateurs économiques. Jean-Pierre Akpaka, vice-président de la FEC/Aketi, joint par Radio Okapi, rappelle que pendant la suspension du trafic, les opérateurs économiques et la population en général utilisaient des vélos et des véhicules de fortune. Par voie fluviale, ils recouraient au moyen archaïque de radeaux pour transporter les marchandises.

«Avec la reprise du trafic ferroviaire, on ne met plus que deux à trois jours au lieu de deux semaines par route», affirme-t-il avec satisfaction. La population se dit heureuse de ce désenclavement qui s’étendra avec la réhabilitation envisagée d’autres lignes telles que Bondo-Buta, Aketi-Buta.

jeudi 18 novembre 2004

Le train attendu avec impatience dans la Province Orientale

Isiro/Paulis (PO), gare CFU en 2003SYFIA/Vital pour l'économie du Nord-Est est en cours de réhabilitation. Son redémarrage permettra la relance des activités agricoles et commerciales de toute la région.

Près de 200 km du Chemin de fer des Uele (CFU), qui relie la ville de Bumba (EQ) à Mungbere (PO), 830 km plus loin, ont été remis en état. Exécutés par des agents du CFU et des Sud-africains de la compagnie Toyeba, les travaux de réhabilitation de la voie ferrée suscitent beaucoup d'espoir auprès des populations de la région. Fini, le transport des produits vivriers à dos d'homme sur de longues distances. La reprise du trafic va permettre d'évacuer les produits agricoles vers les centres urbains et d'approvisionner les milieux ruraux en produits manufacturés.

Wagons marchandises du CFU à Isiro/Paulis PODémarrés au mois d'avril 2004, les travaux de dégagement de la voie sont cependant bloqués au pont Nobi, sur la rivière Isiro. Cet ouvrage a été détruit durant la guerre par des creuseurs artisanaux de diamant. Ce qui inquiète le représentant du CFU à Isiro, Kasongo Tshimankinda. "La réfection de ce pont nécessite des fonds importants pour les travaux de génie civil, notamment la maçonnerie et le retraçage", explique-t-il.

En attendant l'intervention de l'état, la direction de la société a entrepris une campagne de recouvrement forcé de ses créances auprès des opérateurs économiques de la région. Mais, comme le déclare le président de la Fédération des entreprises du Congo FEC/Isiro, Célestin Bekabisa, ces derniers ne peuvent pas grand chose. "Ils ont pour la plupart fait faillite avec la chute du CFU", dit-il, "mais nous tenons à la reprise du trafic."

Le chemin de fer reste vital pour les hommes d'affaires de la région. Il y a 10 ans, Isiro était la plaque tournante du négoce du district de l'Ituri. Elle produisait des milliers de tonnes de café. Depuis l'arrêt du train, ces hectares de café sont envahis par des herbes sauvages. Et les paysans, faute de débouchés, déboisent ces anciennes plantations pour en faire des champs de manioc.

Pillages et vandalisme
Le redémarrage du Chemin de fer des Uele reste donc un enjeu de taille. Mais beaucoup reste à faire. À Isiro même, la gare du CFU ressemble à un cimetière: bâtiments vétustes, matériel roulant presque hors usage, personnel vieillissant, voie ferrée envahie par endroits par des termitières et une végétation luxuriante… Les quelques locomotives rouillées encore visibles à la gare datent des années 1990.

Depuis l'arrêt des activités, le Chemin de fer a été victime d'un vaste pillage de ses infrastructures. "Le vol des buses par la population a provoqué des affaissements sur la voie ferrée", se plaint Kasongo Tshimankinda. Des agents du CFU ont aussi participé à la cannibalisation de leur entreprise, comme en témoigne Bernard Ndeke, un habitant de la ville. "Certains agents de la société volent des banderoles ou démolissent les wagons pour fabriquer des seaux et des machettes, pillent les planches pour monter des lits et des portes, tandis que du matériel mécanique et électrique disparaît la nuit…"

Camion Rail CFU au dépot de Isiro/Paulis (PO)Seul l'atelier technique de la société n'a pas été touché par ces actes de vandalisme. Ce qui a permis au CFU de survivre durant la période d'arrêt des activités. "Une petite prime et des soins de santé étaient assurés au personnel grâce aux travaux de réparation des véhicules des tiers ou autres effectués dans cet atelier", explique-t-on à la direction.

C'est également dans cet atelier qu'a été fabriqué un des camions-rails qui dessert les quelques kilomètres du chemin de fer encore en état. D'une capacité de 7 tonnes, le camion-rail est un véhicule routier ordinaire équipé par les techniciens du CFU pour rouler sur les rails. Il peut remorquer un wagon de 155 tonnes et sert de train de marchandises. "Le transport des personnes ne pourra intervenir qu'avec la remise en service des autorails", précise le représentant du CFU à Isiro, qui envisage l'interconnexion avec d'autres réseaux de la SNCC (Société nationale des Chemins de fer du Congo) à Kisangani.

En attendant les routes, le redémarrage des trains permet de sortir peu à peu de l'isolement des régions totalement enclavées depuis des années contribuant ainsi à la réunification du pays et au redémarrage de l'économie. Le 29 juin 2004, le trafic ferroviaire a repris entre les villes de Lubumbashi et de Kindu, réunifiant les provinces du Katanga et du Maniema restées coupées pendant sept ans. Et le 10 novembre 2004, un ancien tronçon désaffecté du réseau ferroviaire national a réouvert entre Kisangani et Ubundu (125 Km), grâce à un financement de l'ambassade de Belgique à Kinshasa.

par Flory Ngongo