jeudi 20 octobre 2011

Comment capturer ou tuer Joseph Kony, le térroriste en chef de la LRA ougandaise?

OKP/C'est vendredi passé que le président des États Unis d'Amérique annonca d'envoyer cent conseiller militaires dans notre région pour capturer le térroriste en chef Joseph Kony et ces combattants, qui – depuis 1987 – ont tué des centaines de citoyens et capturer plus que 66 000 enfants.

Réaction bizzare de la part de notre gouvernement à Kinshasa: Ce mardi, M. Kabila a précisé que Joseph Kony n’est plus au Congo, mais plutôt en Centrafrique. Mais à part de cette information très précise, il fait semblant de ne rien savoir: «Est-ce qu’on aura des marines ici chez nous, dans le parc de la Garamba pour traquer Monsieur Kony? Je ne sais pas. Du moins, officiellement, le Congo n’a pas encore été contacté.» Cela veut dire en terme clair, que le chef d'état et les chefs de l'armée sont au courrant depuis bien long temps à travers des informations discrets, mais ils ne veulent rien dire à la population. Trop bête, si le président en personne ne peut pas garder un secret et se trahit devant la presse nationale.

* ** *** ** *
L'armée de résistance du Seigneur (LRA), le groupe térroriste ougandais, dirigée par Joseph Konyi, a provoqué d'indicibles souffrances humaines pour les deux dernières décennies. Elle térrorise la population dans quatre pays différents, l'Ouganda, le Sud-Soudan, le Congo et la République centrafricaine. Le président américain Barack Obama vient d'annoncer que l'Amérique envoie 100 hommes des forces spéciales dans la région pour aider à mettre fin à la terreur de Kony.

Les nouvelles de l'implication directe de forces spéciales américaines dans un combat contre la LRA, en soutenant une opération coordonnée au niveau régional, est en effet très encourageants. Konyi, comme aucun de ces personnages sans scrupules qui marchait sur la terre devant lui, tend à ne pas réagir sous la pression montée. Des personnages recherchés piquent une colère au moment où ils sont poussés. Les gens de cette nature partagent quelques traits communs pour être narcissique, paranoïaque, et timide. Ils ont la tendance à partager l'été que l'univers tourne autour d'eux, ce qui alimente leur ego surgonflé et le sentiment d'importance de soi, dépourvu de tout sens de la moralité. Ces personnalités sont délirants, pensant que tout le monde dehors leur obtient. Ils ont confiance à personne. Ils ont peur de faire face et affronter les réalités. Ces traits ont été vu chez Saddam Hussein, Oussama Ben Laden et Joseph Konyi, pour ne citer que quelques-uns. Ils ont tous contribué au carnage de l'humanité, mais quand c'était leur tour de prendre leur part, ils se sont avérés être les plus grand lâches, même plus innocent que leurs victimes.

Dans le cas de Saddam Hussein, lui-même façonné comme un Saladin, un conquérant musulman légendaires du 12ème siècle, qui chassa les occidentaux de l'Orient. Comme le conquérant, Saddam était asoiffé de conquête. En de nombreuses occasions, il a tenté d'envahir les pays voisins de l'Irak. Saddam Hussein a admiré Adolf Hitler (qui a tué 80 000 000 d'hommes; photo en noir/blanc), pour sa brutalité. Il portait même la moustache d'Hitler comme un signe d'honneur. A un clic de ses doigts, des centaines, sinon milliers de personnes pourraient être commandés à mourir. Saddam n'avait confiance en personne.

Même les plus proches étaient des suspects. Il employait un avant-goût des aliments à prendre à l'hameçon, au cas où sa nourriture avait été empoisonné. Pendant les repas, Saddam aurait brutalement basculer les plaques, la plaque pour éviter le risque de manger à partir d'un contaminés. Il n'a jamais dormi dans une maison pour deux jours de suite et il se déplaca constamment d'un lit dans une autre. Cependant, quand il est venu à l'heure de vérité, il trouva pas d'autre endroit sur terre que de se cacher sous terre, dans un trou de 3x2 mètres. Saddam a été sorti du trou, comme un rat. Il n'avait même pas le courage à utiliser son arme.

Oussama Ben Laden propose également des caractéristiques perspicace d'une personnalité mégalomane. Ben Laden se considérait comme le véritable représentant de l'islam sur terre. Il a faussement cru qu'il était capable d'apporter la vraie religion de l'Islam pour les six milliards de personnes occupant la terre. Pour lui, la fortune de son papa, était assez pour acheter un lavage de cerveau de jeunes musulmans pour les faire mordre pour lui. Son modus operandi consistait à effrayer les gens par des actes terroristes jusqu'à ce qu'ils capitulent et soumisaient à sa grande vision du «vrai islam». Ben Laden était une armée en un seul homme, en prenant le jihad contre six milliards d'âmes. Il pouvait tuer à volonté et n'avait aucun remords pour toute perte de vies. Ben Laden lui-même isolée de la sphère du monde réel, mais une fois qu'il s'est retrouvé face à face avec un vrai pistolet dirigé sur lui, le meilleur ce que le monstre pouvait faire, était de se protéger derrière sa jeune épouse, voulant lui laisser prendre la balles pour lui . Ce fut un soldat américain qui a montré ceci au monde grâce à l'enregistrement vidéo. Ben Laden pouvait tirer sur des gens avec des fusils, mais quand il est venu à un échange de tirs réels, il était impuissant. Alors ce fut un homme macho qui prêchait sans cesse au monde entier que les hommes sont plus forts et plus courageux en général que les femmes, seulement de se cacher derrière une femme quand les choses se sont corsées. Ce qui laisse à se demander si une autopsie adéquate était sous prises pour déterminer le sexe définitives de Ben Laden.

Joseph Konyi n'est pas loin derrière ses complices mégalomane quand il s'agit d'afficher ses caractéristiques. Konyi est d'une adultération misfit, d'une mauvaise éducation chrétienne qui est tombé sous le charme de la sorcellerie. Le vieillard peut difficilement réciter les dix commandements bibliques, sans parler de leur donner un sens. Et pourtant, il a l'ambition de diriger l'Ouganda avec les dix commandements. Konyi prétend qu'il entend des voix qui font rage dans son cerveau, un diagnostic clinique d'un malade mental. Il survit en lui infligeant la peur chez ses subordonnés ainsi que de terroriser les victimes. Il se sent comme il est entouré d'ennemis à tout moment, faisant de lui l'insécurité et toujours un danger sur son environnant.

Maintenant, avec les nouvelles de la coordination des opérations régionales contre lui, aidé par des commandos américains, la folie de Konyi va bientôt atteindre son paroxysme, le conduisant dans la prise de décisions incohérentes, qui se transforme en mener à sa capture ou d'être tué. La méfiance de
Konyi envers ses commandants va augmenter de façon spectaculaire comme il sent la pression exercée. Cela fonctionne bien dans les mains des forces régionales, comme cela provoquera le schisme parmi les combattants de la LRA. Juste comme il l'a fait avant, sans doute Konyi veut préventivement faire pression contre ses commandants d'ont il se méfie. En conséquence, il y aura des défections en masse, un processus lequel les forces régionales doivent encourager par tous les moyens possibles, étant donné que tous ces combattants seront admissibles en vertu de l'amnistie, à l'exception des commandants inculpé, y compris Joseph Konyi. Avec les défections accrue entre les gradés et les soumis, Konyi sera vulnérable, abandonné dans l'isolement avec les seules forces qui n'auront pas la possibilité de le protéger. Ces transfuges vont quitter la jungle avec l'arme la plus précieuse: l'intelligence qui va conduire à la disparition définitive de Konyi. Non seulement cela, ces commandants de la LRA qui se sentent menacés par la folie de Konyi, peuvent riposter contre lui en légitime défense. En fin de compte, ce Konyi dans son état de paranoïa, peut effectivement bien tomber sous les balles de ses propres camarades. Alors laissez la pression augmenter et commencer la paranoïa Konyi de prendre son temps et lieu.

Commentaire par Steve Paterno, Sudan Tribune

jeudi 13 octobre 2011

La Banque Mondiale croit réduire la pauvreté en construisant une route et en oubliant le rail

OKP/Les projets des «Cinq sentiers», financés par la Banque Mondiale (Banki ya Mabelé) dans notre province ont réduit le taux de pauvreté. C'est au moins ce que déclare la directrice de cette institution financière, Marie Françoise Marie Nelly.

Au cours d’un atelier d’évaluation des projets des «Cinq Sentiers» que la Banque Mondiale a financés dans le Uele, Mme Marie Françoise Marie Nelly a déclaré que grâce aux interventions de la Banque Mondiale, le taux de pauvreté a pu réduit de la manière signifiquante. Elle a évalué le coût de tous les projets financés par la Banque Mondiale dans notre Province à plus de 300 000 000 000 francs.

La directrice a affirmé que les premières interventions étaient essentiellement des projets de désenclavement. Selon Mme Nelly, depuis l’ouverture de la Route nationale numéro 4 mal construite (voir notre photo), de Kisangani à Beni, longue de 750 km dans notre province large de 500 000 km2, on «voit tout de suite l’impact que cela a eu sur le prix des produits». Et cela prouve que la pauvreté est réduite (sur la carte, la route est en rouge).

* ** *** ** **
Certes, la re-ouverture de la route entre le Tshopo et le Nord-Kivu est importante. Mais on peut bien se demander ou passe tout cette argent – selon Mme Netty 300 milliards de francs – et qui met l'ordre dans la liste des priorités. Car 750 km, dont la moité même pas dans notre province, ne sont qu'une goûte dans l'océan. Je n'en veut pas à la route aux Kivuiens. Au contraire. Eux, ils ont souffert autant que nous – voir plus. Mais de de dire, que maintenant la pauvreté est réduite dans toute la Province, c'est simplement du mensonge.

Le point et plutôt que des gens comme Mme Netty et un certain président à Kinshasa qui pensent que Beni est en P.O., prennent des décisions qui ne servent à la population que partiellement. Bien-sûr, cette route est utile, mais avec la même somme, on aurait pu faire d'autres travaux avec un impact beaucoup plus grand. Car Kisangani est déjà lié au monde par le fleuve. D'autres régions n'ont plus accès à rien du tout depuis des années: ni route, ni avion, ni rail.

Rail, c'est le mot clé: Si nous prenons la somme que la Banque Mondiale a investi pour cette route nationale d'importance moyenne, on aurait pu faire mieux: D'abord rénover la Chemin de fer des Uele. Un ingénieur qui a fait ce travail en Mosambiki et en Amérika ya Sidi me parla récemment d'une cinquantaine de milliards de francs. Donc, pour 80% moins d'argent une ligne de chemin de fer qui est 50% plus long que cette route de Kisangani.

Et si Mme Netty voulait dépenser tout sont argent, on peut imaginer deux nouvelles branches: une première entre Kisangani et Isiro en passant par les mines de fer de Wamba; une branche fortement lucrative avec un grand flux de circulation. Deuxièmement la prolongation du CFU de Mungbere jusqu'à Arua, le terminus du rail de Mombasa sur l'océan indien. Cette ligne pourrait désenclaver pas seulement les zones miniers de Kilo et de Watsa, mais aussi Faradje et le Nord de l'Ituri (voir ligne blanche sur la carte).

Personnellement, je fait plus confiance à un ingénieur qui me parle de sont travail qu'il a fait avec ses propres mains que à des politiciens et des haut fonctionnaires internationales qui dépensent de l'argent qui n'est pas le leur et quand ils ouvrent la bouche ne sortent que des inexactitudes. C'est dommage; une occasion raté de plus, probablement la 600ème depuis 1960.

Pourquoi cette mal-gérance? Les gens comme Mme Nelly ne viennent pas ici, parce que nous leur tenons au coeur. Non, c'est leur travail. De plus ils dépensent, de plus leur projet est important. Et de plus ils sont important, de plus ils gagnent. Voilà. Si l'aide est effective? Cela n'intéresse personne. L'aide doit correspondre aux normes internationales qui peuvent être contrôlées par des experts qui gagnent 1000 dollar par jour. Donc pour eux, tout c'est bien passé: selon les normes et salaire reçu. Par contre pour nous? Pour la plupart des acteurs de l'aide internationale, la population indigène n'est qu'un chiffre dans la statistique. Banki ya Mabelé ou Monuc le prouvent. Caritas est un exception.

Commentaire par Esperence Monoko Polelele

jeudi 6 octobre 2011

Sauver l’Afrique par l’Afrique

ADM/C'est lundi prochain que nous commémorons pour la 130e fois la mort de Daniel Comboni, un fils de paysans pauvres qui devint le premier Evêque de l'Afrique Centrale et un des plus grands missionnaires de l'histoire de l'Église. À 130 ans de sa disparition au 10 octobre 1881, nous pouvons constater que sa vision prophétique s’est réalisée.

Voilà un nouveau livre sur saint Daniel Comboni qui était nécessaire: Son auteur. le père Tonino Falaguasta Nyabenda présente le fondateur des Missionnaires Comboniens et des Missionnaires Comboniennes sous un autre angle, avec un autre regard, un regard africain.

Un regard africain
On a trop souvent parlé de l’Afrique comme terre où le malheur s’était donné rendez-vous, comme continent de désespoir, de la pauvreté, de l’esclavage et de la violence.

Et Saint Daniel Comboni fut présenté comme aventurier, un homme courageux qui s’était jeté à la «conquête» de l’Afrique un peu à l’aveuglette; un explorateur.

Les vrais richesses de chez nous
Nous savons, que cela n'est pas le cas, ou au moins que la moitié de la vérité. Souvent et aujourd’hui encore, c’est de cette façon qu’on en parle, mais l’Afrique n’est pas un lieu si négatif qu’on l’a présentée. Il y avait et il y a encore des richesses culturelles, des foyers de civilisations, des apports que le continent africain a donnés et peut donner aujourd’hui encore à l’humanité tout entière.

Daniel Comboni aussi n’était pas le premier venu, sans bagage intellectuel ou moral. Lui-même a dit qu’il avait étudié sérieusement tous les spécialistes de l’Afrique. Il en énumère 61 par cœur dans une lettre au Cardinal Alexandre Barnabó, Préfet de la Congrégation de la Propagation de la Foi, en 1872, que Comboni avait lu en français, en anglais, en allemand, en italien, etc.

La perle noir
«Sauver l’Afrique par l’Afrique» essaie de présenter les aspects positifs du Continent noir, les richesses spirituelles et culturelles que Daniel Comboni y a découvertes. À raison il pouvait parler de la «perle noire» que représente l’Afrique. Ayant confiance dans les qualités morales et intellectuelles des Africains, Daniel Comboni pouvait proclamer haut et fort : «Sauver l’Afrique par l’Afrique».

P. Tonino Falaguasta Nyabenda: «Sauver l’Afrique par l’Afrique». 112 pages. Limete (Kinshasa), 2011: éditions Afriquespoir. Disponible en librairie, par exemple chez Afrique Espoir, Paulines à Kisangani, Médiaspaul.
«Nous, chrétiens africains, sommes les fils et les filles de Daniel Comboni. Sans lui, il n’y aurait pas aujourd’hui d’Évêques, de prêtres, de Frères, de Soeurs, ni de chrétiens en Afrique centrale.»
Cardinal Gabriel Zubeir Wako
Archevêque de Khartoum

jeudi 29 septembre 2011

Éléfalkanisons le Congo en 5 pas

Dossier Éléfalkanisation du Congo

(L.M.) «Non à la solution militaire, oui au contrôle de l’exportation des minéraux congolais et au dialogue avec la population locale»: la proposition des missionnaires pour la paix dans les Est du Congo.

«Les grands de la terre ne peuvent plus feindre d’ignorer ce qui se passe», affirme un communiqué du réseau «Paix pour le Congo» promu par les missionnaires xaviériens qui travaillent dans l'Est de notre pays.

«La longue et douloureuse série de massacres, de viols, d’incendies de villages, de séquestres, de vols, de saccages, d’humiliation de tout genre… dont la population civile est victime et qui a été dénoncée à la société civile congolaise il y a déjà longtemps, est maintenant à la connaissance de tous, de même que l’échec des opérations militaires entreprises pour ramener la paix» disent les xaviériens.

Les missionnaires repoussent les interprétations du conflit en termes ethniques et affirment que «la crise tourne autour de l’exploitation illégale des ressources minières du Congo (cassitérite, coltan, or, wolfram, pétrole et gaz méthane) dans laquelle sont impliquées de célèbres multinationales occidentales et des sociétés minières ayant leurs sièges en Europe, au Canada, aux États-Unis et en Asie». Pour résoudre le conflit, le Réseau «Paix pour le Congo» propose une série d’actions que la communauté internationale devrait entreprendre:

  1. Les États-Unis et la Grande Bretagne devraient exercer une forte pression sur le Rwanda et l’Ouganda en les menaçant de suspendre leur aide, si elle est considérée comme nécessaire.
  2. Imposer des sanctions aux pays limitrophes du Congo, notamment le Rwanda et l’Ouganda qui, directement ou indirectement, exploitent illégalement les ressources minières du Congo et les compagnies ou individus impliqués dans le commerce illégal de minéraux avec les groupes rebelles.
  3. Rendre opérative la traçabilité des minéraux et d’autres richesses naturelles venant du Congo, comme le souhaite aussi le Parlement Européen.
  4. Repousser sans la moindre tergiversation la militarisation de la région des Grands Lacs par AFRICOM (le commandement des États-Unis pour l’Afrique) qui a causé déjà tant de misère aux populations civiles.
  5. Empêcher le renforcement des régimes autoritaires et lutter contre la restriction de l’espace politique dans tous les pays de la région des Grands Lacs par ceux qui détiennent le pouvoir.

Les missionnaires ont en outre envoyé au Président américain Barack Obama une Lettre ouverte sur la situation de l’Est du Congo, dans laquelle ils demandent aux États-Unis de «revoir de façon critique leur politique de ces vingt dernières années dans la Région des Grands Lacs», de renoncer à la militarisation de la Région, d’adopter une législation pour la traçabilité des matières premières exportées et de valoriser le potentiel humain de la région, «en ouvrant un dialogue avec les forces vives de la société civile et en valorisant les chefs locaux aujourd’hui privés de leur autorité».


Pour recevoir Itimbiri ya Sika par e-Mail ou par flux RSS, inscrivez-vous simplement sur notre site internet. Ce service est gratuit. Sika Sika SPRL, Aketi (BU).