jeudi 22 janvier 2015

Mgr. Monsengwo rappelle M. Kabila à l'ordre

La police attaque des étudiants
qui s'expriment devant la parlament
À Kinshasa, des émeutes contre une prolongation secrète de la durée du mandat de M. Kabila à demandé jusqu'à 42 morts. L'église s'est joint aux protestations.

À Kinshasa, des étudiants et des membres de l'opposition ont protesté contre une révision constitutionnelle controversée du parti au pouvoir de M. Kabila mardi et mercredi. La modification constitutionnel permet à Kabila, dont le second, voir troisième mandat expire l'année prochaine, une domination presque illimitée d'une manière détournée. Seul à l'Université de Kinshasa, quatre étudiants ont été tués hier.

Comment violer la constitution
Les émeutes ont commencé suite à l'adoption d'une révision constitutionnelle par la Chambre du peuple le samedi. La réforme est en apparence anodin, mais elle ouvrira la voie à l'extension du règne de Kabila au dela de 2016. Selon l'article controversé, un recensement national doit être faite avant les prochaines élections présidentielles. Project, qui durera au moins trois ans.

Kabila voulait déjà l'année passée abandonner la limitation de la durée des mandats ä deux mandats (il est au troisième), mais les partis d'opposition ont bloqués un changement de la constitution. Le parti au pouvoir justifie les efforts afin que le payssoit sur le chemin pour rattraper le groupe des pays à revenu intermédiaire. En réalité, nous sommes toujours en trois dernières positions du monde, entre autre la Somalie.

Police et gouvernement se contredicent avec leur mensoges
Le chef de la police de Kinshasa, Kanyama, parlait des pillages, pendant que des témoins et des journalistes ont vu des manifestants. Personne ne chasse des étudiants, disait Kanyama. Des témoins par contre ont rapporté que la police avait invahie l'Université la nuit dernière et ont attaqué les dortoirs et arrêtés des étudiants. À des manifestations dans les quartiers où les manifestants demandent que "Kabila doit partir" , la police tire dans les foules avec des balles réelles depuis mardi. Léa gouvernement parle de 9 victimes, la police cependant de 15 victimes. Si ont fait l'addition des morts déclarés par les hôpitaux, on arrive à 42 morts.

Gouvernement bloque l'économie nationale
En plus, les autorités ont coupés l'Internet, la communication avec SMS et une partie de la téléphonie vers l'étranger. Sans l'Internet, la douane du port de Matadi ne fonctionne plus, ainsi que les banques. C'est-à dire que le gouvernement d'un certain M. Kabila bloque l'import et l'export, l'économie nationale et le secteur bancaire à cause de 300 manifestants à Gombe et Goma. L'Église catholique, elle,soutient les protestations. L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Monsengwo Pasinya, a accusé la police de tuer indistinctement des jeunes. L'église, qui a déjà souvent joué un rôle important dans notre pays, à fermé toutes leurs écoles. En plus, elle appelle pour des marchés pacifiques aujourd'hui jeudi. Contrairement à d'autres occasions, le cardinal a largement monté le ton et s'adressa directement à MM. Kabila et Mende, ministre des déclarations officielles.

Quinze milles pour chicoter le peuple
Au Burkina Faso, en Octobre passé, des protestations similaires ont conduit au renversement du président Compaoré. Chez nous l'opposition est divisée, et les forces de sécurité sont considérés comme impitoyable. La gardé républicaine de M. Kabila est de 15 000 hommes qui ont été formé dans les six derniers mois par des spécialistes égyptiens dans la répression d'émeutes. M. Kabila semble avoir prévu ce qu'il provoquera avec ses intentions de violer la constitution.
correspondance de M.H., Kinshasa

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Envoyer des milliers de policiers et même des soldats contre - selon le gouvernement - 300 manifestants qui crient devant le parlement leur mécontentent, c'est de mépriser la liberté d'expression. Tirer dans l'air - selon le gouvernement - de la manière qu'un manifestant sur 7 meurt, c'est dédaigneux. Priver 70 000 000 gens des messages, de l'Internet et partiellement du téléphone, bloquer l'économie et les transfert bancaire à cause de - selon le gouvernement - 300 manifestants à Gombe, petite ville de 100 000 habitants, c'est totalement démesuré. 

Certes, les paroles du cardinal Monsengwo Pasinya que nous avons tous entendu à la radio avec stupéfaction sont dur, mais vus les fait que nous découvrons peu à peu doit nous réunir derrière cet homme de paix et nous allons comprendre, pourquoi à la capitale, les gens crient: Kabila doit partir!

commentaire par Dieudonné Lolémo Pilipíli

jeudi 26 juin 2014

La Chine au Congo avant les chinois

La Chine a Mobutu Sese Seko était particulièrement impressionné par la Chine, c'est-à-dire la Chine Nationale ou Taiwan.  Contrairement à la Chine Populaire qui ramasse ces jours des matières premières partout dans le monde entier et aussi au Congo, Taiwan ou Formosa, comment on appelait cette île aussi à l'époque, a beaucoup investit dans l'agriculture du pays.

En plus du palais d'inspiration chinoise à Nsele (KN), que nous avons montré sur une photo dans notre édition du 8 août 2013, le dictateur congolais a laissé d'autres résidences chinoises sur sol congolais, comme le Palais Bambu dans sa région d'origine.


Ce bâtiment était vraiment exotique à son époque - et même aujourd'hui encore. À l'époque, c'était connu comme le «Versailles de la jungle». (Bild: Gwenn Dubourthoumieu)


jeudi 19 juin 2014

La porte par laquelle Mobutu a filé à l'anglaise en 1997

Peu de temps avant le dictateur Mobutu gravement malade a été renversé en 1997, il s'enfuit du palais à proximité près de sa ville natale de Kawele. Il s'exile au Maroc, alors qu'à Kinshasa la colère populaire est tombé sur ses disciples.


Gwenn Dubourthoumieu a photographé le palais, le dernier acte de la dictature de Mobutu au Zaïre se passait. L'image est un bel exemple  d'une fièvre fantomatique d'un rêve de puissance. (Photo: Gwenn Dubourthoumieu)

jeudi 12 juin 2014

La société civile sauve les Virunga des étrangers

Manifestation de la société
civile en mars 2014
Après TOTAL en mai 2013, c’est au tour de la multinationale londonienne Soco International PLC d’annoncer ce jour son engagement à cesser toute opération au sein du plus ancien Parc national d’Afrique mais également à se retirer de tous les autres sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

« Aujourd'hui est une victoire pour notre planète et pour les bonnes pratiques des entreprises. Ce succès est le résultat du travail des fonctionnaires du gouvernement, des militants en RDC et de tous les autres sympathisants à travers le monde qui se sont réunis pour aider à éliminer cette menace dans les Virunga », a déclaré Marco Lambertini, directeur général du WWF International. « Il est maintenant temps pour le gouvernement de la RDC de réaffirmer sa conviction que les Virunga ont une valeur universelle exceptionnelle pour l'humanité en annulant toutes les concessions pétrolières chevauchant les limites du parc tel que cela a déjà été demandé par l'UNESCO. »

Gardons notre héritage
En Octobre 2013, le WWF déposait, auprès de l’agence britannique de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), une plainte contre Soco international PLC concernant les violations présumées des droits de l’homme et des protections environnementales liées aux opérations de l’entreprise dans un site africain classé au Patrimoine Mondial. L'engagement pris par SOCO ce jour est le résultat de la médiation menée entre les parties depuis cette plainte.

Soco se retirera des Virunga après avoir conclu ses différentes activités opérationnelles en cours, ce qui comprend notamment la prospection sismique dans le lac Edward. Soco s’engage à ne pas forer de pétrole dans l’enceinte du Parc, ce qui causerait des dommages environnementaux irrémédiables.

« Libéré de la menace des explorations et pétrolière, le parc des Virunga peut être une source d’espoir pour les populations de RDC. Comme dans d’autres pays africains, avec les investissements adéquats, le parc des Virunga pourrait devenir une source de revenus importante pour les populations qui en dépendent » a déclaré Raymond Lumbuenamo, Directeur général du WWF de RDC. « C’est le moment ou jamais, pour la communauté internationale d’apporter son support à la RDC et d’aider à la mise en place de changements durables qui assureront au premier parc national africain de rester la mère des parcs africains ».

Virunga abrite une biodiversité inestimable et de nombreuses espèces rares comme le légendaire et menacé d’extinction gorille des montagnes. Plus de 50 000 familles sont dépendantes du lac Edward au sein des Virunga pour ses emplis, son apport en eau douce et ses poissons. Dans un rapport indépendant commandité par le WWF, et intitulé « Valeur économique du Parc nationale des Virunga » des chercheurs ont constaté que la valeur du parc pourrait s’accroitre de plus de 400 millions de dollars par an grâce à des activités comme l’éco-tourisme et la pêche.

Le WWF estime que l’engagement pris aujourd’hui est bien le signe que les sites du patrimoine mondial et autres sites naturels fragiles doivent être protégés, et pour cela le WWF continuera à se battre pour la préservation de ces espaces.

Marco Lambertini, Directeur général du réseau WWF a souhaité remercier les 750 000 personnes qui se sont ralliées au soutien des Virunga, ainsi qu’aux millions de personnes soutenant quotidiennement les actions du WWF et ses partenaires : « Nous avons un message clair : merci pour votre soutien inestimable ; merci d’être à nos côtés ; notre travail n’est pas terminé. Nous avons encore à faire au sein des Virunga, et nous devons maintenant étendre nos efforts en travaillant avec les gouvernements et les entreprises partout sur la planète afin d’éliminer les pressions qui mettent ses sites du patrimoine mondial en danger. »

Courant juin, les gouvernements se rassembleront à Doha au Qatar à l’occasion de la réunion annuelle du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO pour discuter du statu des Virunga, de la Grande Barrière de Corail en Australie, la réserve de Selou en Tanzanie, le parc national de Donana en Espagne ainsi que de tous les autres sites concernés. (wwf)