jeudi 5 juin 2008

500 tonnes de riz pourrissent

OKP/Grâce à l’encadrement des paysans par le bureau diocésain de développement du diocèse de Buta les paysans de la région de la capitale du Bas-Uélé ont pu produire 500 tonnes de riz. Selon l’abbé Jules Gbagbo, 150 tonnes trainent toujours dans les villages et plus de 50 tonnes sur les rives de la Lobaye dans le territoire d'Opala. Faute de route et de chemin de fer en fonction les paysans ne savent pas comment évacuer leurs produits vers les centres de consommation, rapporta Radio Okapi avant-hier.

C’est au début du mois de mars que le bureau diocésain de développement de Buta a terminé la récolte de riz. Selon le responsable de ce bureau, l’investissement nécessitait 200 kilos de riz pour la semence. Les collectivités de Balele (territoire de Poko), Zogbia, Ganga et Dingila (territoire de Bambessa) étaient concernées. La même source affirme que la dernière récolte a produit environ 500 tonnes. Ce riz ne peut pas être évacué vers les grands centres de consommation non plus.
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Trois chantiers pour la troisième république: l'agriculture, les chemins de fer et la santé – pourquoi pas? Vous parlez de l'enseignement. Mais franchement: si nous cultivons en toute santé nos terres avec des méthodes modernes et si nous pouvons évacuer les recoltes vers les grands centres de consommation, nous payerons l'écolage de nos enfants de bon gré. Monsieur le Président, cinq chantiers, c'est bien, mais trois nous suffisent, s'ils sont aussi dans les coins rurals et lointain!
Commentaire par Dieudonné Lolémo Pilipíli

jeudi 29 mai 2008

Réhabilitation du Chemin de fer en 2008?

LCL/L’usage du rail par les organisations humanitaires est rendu difficile par le mauvais état de l’infrastructure et des équipements. Quand même, le chemin de fer reste la meilleure alternative à l’usage du transport aérien très couteux pour atteindre certaines destinations. En 2007, la cooridantion de transports des Nations Unis et des organisations humanitaires «Cluster Logistique» a renforcé la SNCC sur la ligne de Kalemie. Le soutien pour l'Uélé est prévu.

Compte tenu de l’importance de l’usage du transport ferroviaire dans le Congo, le Cluster Logistique avait renforcé la capacité des transports ferroviaires de la communauté humanitaire par le leasing de 2 locomotives en Afrique du Sud et technicien spécialisé dans le transport ferroviaire a également été recruté pour la réhabilitation de 50 wagons de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), afin que cette dernière, en contre- partie, améliore ses services vis -à- vis de la communauté humanitaire.

Le Cluster Logistique prévoit aussi de recourir à ses services pour la réhabilitation du Chemin de fer des Uélé en 2008. Il importe de souligner le soutien logistique considérable que le train «Kalemie-Express» a apporté à l’ensemble des acteurs humanitaires du Katanga durant l’année 2007. Ce train humanitaire a acheminé à travers le Katanga plus de 2874 tonnes de fret humanitaire de février à Décembre 2007 à des frais beaucoup plus bas que par les transports aériens très coûteux.

jeudi 13 mars 2008

Salaires 180 mois en arrière

OKP/Potentiel/Radio Okapi signale que les agents de l’Office des chemins de fer des Uélé (CFU) de la ville d’Isiro, chef-lieu du Haut-Uélé, n’ont pas touché leurs salaires mensuels pendant quinze ans.

En outre, le budget pour l’exercice 2007 évalué à près de 30 millions de dollars américains n’est jamais parvenu à cette société étatique. L’entreprise ne tourne presque pas. Raison pour laquelle les cheminots de cette partie de la province Orientale ont organisé successivement deux marches pacifiques pour revendiquer leurs salaires.
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Quinze ans en arrière les salaires ne sont pas chapitre glorieux dans l'histoire de ce pays, peut être même un record. Il y a deux remarques positives: Les agents sont toujours là et ils se débrouillent. Deuxièmement ils s'engage sur le plan politique de la manière démocratique et pacifique.

Par contre nous demandons une réponse: où ont passé les 30 000 000 $ prévu pour la relance de notre chemin de fer?
Commentaire par Esperence Monoko Polele

jeudi 24 janvier 2008

L'économie dénonce l'enclavement

OKP/La séction Haut-Uélé de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) dénonce l'enclavement de la ville d'Isiro, chef-lieu du Haut-Uélé, qui est un calvaire pour la population locale et des localités environnantes car les produits qui viennent par avion coûtent extrêmement chers.

Pendant 20 ans les gens d'Isiro ont vécu dans une situation pratiquement impossible. Tout cela est selon Célestin Bekabisia, président de la FEC/Haut Uélé, dû à l’enclavement d’Isiro. Les routes n’étaient plus entretenues et l’Office des routes avait cessé de travailler normalement. Depuis, l'économie locale a commencé à utiliser l’avion. Au mois de janvier, un fût d’huile de palme couta 150 $, une bouteille 400 Fc. Des prix élevés qui n’ont jamais existé auparavant. Bekabisia comprend, que les vendeurs d’huile «doivent augmenter le prix de leur produit parce qu’ils doivent acheter un pagne, un vélo, un poste de radio et payer les soins médicaux. Ils ont compris que tout ce qui vient par voie aérienne coûte cher», comme il a rapporté sur les antennes d'Okapi.

Pour le président de la FEC/Haut Uélé, la voie salutaire demeure la route et la voie ferrée: «Si l’on pensait à réhabiliter les chemins de fer et le port de Bumba, ce serait le salut. La vie va reprendre parce que les gens vont travailler le coton.»
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Avez-vous lu la phrase finale? À mon avis, c'est la phrase clé pour le développement de notre région: réhabiliter les chemins de fer et le port de Bumba, ce serait le salut. Certes, après, lavie reprendra. Mais avant? Je propose que chaque lecteur se pose la question à ce que lui personnellement peut contribuer à la réhabilitation du rail, car «ne demandez pas à ce que l'état peut faire pour vous, mais plutôt à ce que vous pouvez faire pour l'état.»
Commentaire par Esperence Monoko Polele