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jeudi 12 mai 2011

Le Chemin de fer vendu pour 1 franc - l'avenir du CFU reste incertain

Exclusivité
Une nouvelle épisode dans le calvaire du Chemin de fer des Uele: L'état à vendu la compagnie ferroviaire à une société anonyme - un jour avant Noël l'année passé. L'avenir du CFU reste incertain.

C'est le 23 décembre 2010 que l'entreprise publique des Chemins de fer des Uele a arrêté de fonctionner sur le papier; en réalité notre chemin de fer est déjà en état d'immobilité depuis bien trop long de temps. Ce jour avant Noël, le rail des Uele fut vendu pour un franc congolais a une société anonyme du nom de Société Des chemins de fer Uélé - Fleuve SARL (CFUF). Qui se cache derrière cette nouvelle société qui utilise les majuscule dans son nom de manière assez particulière?

«Uele-Fleuve» est un trompe-l'œil
Après la nationalisation des Chemins de fer Vicinaux du Congo après l'indépendence, l'entreprise étatique est devenu Chemins de fer Vicinaux du Zaïre, part de la SNCZ, part des Chemins de fer de l'Est (SFE), et le 7 novembre 1995 de nouveau une propre entreprise publique, nommé CFU. Mais les maîtres de la mal-gérance et de la marginalisation des zones rurales à Kinshasa ne se content pas d'avoir ruiner notre chemin de fer. Peut-être car les élections approchent, peut-être pour une autre raison que nous ne connaissons pas, l'état a lançé un nouveau trompe-l'œil: Uele-Fleuve SARL.

Cette société anonyme a un capital social fixé à un franc congolais qui est représenté par une action, d’une valeur d’un franc congolais. Selon le journal officiel, la valeur de la situation passive/active des feu Chemins de fer des Uele est évaluée à un franc. Au moins le pouvoir à Kinshasa ne se fait pas des allusions; notre chemin de fer n'a plus de valeur, il est au bout. Mais si quelqu'un a espéré que l'état a vendu le CFU pour un franc à quiconque, c'est bien trompé. Le seule actionnaire reste l'état. Donc rien ne change. La rouille continue a rouiller et les invéstisseurs possible qui se sont tourné vers le Ministère du Portefeuille, restent devant une porte fermé - même si le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l’Etat (COPIREP) et son Agence nationale pour la promotion des invéstissements (ANAPI) proposent à des invéstisseurs potentiel les Chemins de fer des Uele depuis plusieurs années déjà comme «opportunité».

En 40 ans, l'état tua le feu Vicicongo
À part de cela, les documents officiels, dont l'Itimbira ya Sika dispose des copies, montrent l'état de l'état: Dans les statuts de la nouvelle société, le nom est écrit Société Des chemins de fer au lieu de Société des Chemins de fer dans le paragraphe du nom, pour reprendre l'orthographe français quelques pages plus loin. Depuis quarante ans que le rail appartient à l'état, c'est le 5e changement de nom et de forme judicaire. Et depuis quarante ans, le rail est à la dérive, batte de l'aile.

Au moins, nouos avons retrouvé une vue globale de ce qui fut et devrait être les CFU: Pas seulement les chemins de fer sur les lignes Aketi-Komba-Bondo; Aketi-Buta-Isiro; Bumba-Aketi; Andoma-Titule; Isiro-Mungbere et «embranchements existant», c'est à dire Ebonda-Yamisika; Emomba-Yalibambu et la petite branche de la dernière; Buta Traingle-Buta Ville - en plus ceux «à venir». Cela pourrait être promettant.

À part du rail, les CFU sont en principe aussi chargé du port de Bumba, des transports fluvials et des axes routières Aketi-Bumba; Buta-Kisangani; Aketi-Bondo; Buta-Isiro; Kisangani-Bunia et Kisangani-Isiro. Ce ne sont plus les 15 000 km routiers du feu Vicicongo, mais cela serait au moins une base pour le développement des Uele. Serait. Malheureusement.

par Esperence Monoko Polele



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jeudi 29 juillet 2010

Les Chemins de fer des Uele peut-être quand-même privatisés – ou à moitié?

OKP/L’État congolais se dit prêt à céder ses parts dans sept entreprises mixtes. Cette action rentre dans le processus de son désengagement des entreprises, selon le Copirep, le bureau de privatisation. L’État se désengagera en particulier dans la Cimenterie de Lukala et dans la Société de développement forestier, mais aussi dans les Chemins de fer des Uele.

Selon la Copirep, il est prévu, que l’État cède ses parts dans le pétrolier Cobil, dans Congo Chine Telecom, la Cimenterie de Lukala, la Sodefor, Tourhôtels, une société de tourisme et d’hôtellerie. Les plantations et huileries du Congo ainsi que les Chemins de fer des Uele (CFU) sont aussi concernés.

Mais l'État ne cédera pas totalité de ses actions. Peut-être la moitié d’abord dans certaines sociétés, comme il l’a fait avec la cimenterie nationale, affirme une source du Ministère du Portefeuille (photo). Pour la plupart de ces entreprises, l’expression canard boiteux leur colle à la peau depuis plusieurs années, voir des décennies.

La cession d’actions ne déchargerait pas seulement l’État mais lui fournirait quelques millions de dollars. Une structure est déjà créée pour s’occuper de ces fonds. Outre les cessions, le gouvernement entend faire une concession. C’est celle de céder, pour quelques années, la Société Sidérurgique située à Maluku à un partenaire privé pour sa relance.

Beaucoup de syndicalistes contactés estiment qu’un montant important de ces fonds devrait servir à payer les droits des travailleurs : arriérés et décomptes finals des employés dont la plupart attendent la retraite.

* ** *** ** *
Depuis 18 ans, l'État fait preuve de la non-gèrance des Chemins de fer des Uele (CFU). Pendant deux décennies, aucun salaire fut payé, aucune vice remplacé, aucun sou investi. Ce sont les fait. D'accord: Les cheminots se sont débrouillés; ils ont fait leur mieux avec les recettes des billets et de leur propre main. Mais lÉtat comme propriétaire: rien.

Maintenant par contre, il a recenti le goût de l'argent. On pourrait revendre les CFU à un bon prix, ou au moins une partie; une structure pour acceuillir l'argent est déjà fonctionnel. Pardon? Pendant 18 ans, ils n'arrivent pas à fair rouler un petit train, mais en quelques jours, on peut monter une structure pour acceuilir quelques millions de francs fiscals, c'est à dire des dollars!

Mais franchement, qu'est-ce que le Ministère du Portefeuille veut vendre à des invéstisseur? Quelques rails rouillés, vieux de septante ans et disparus sous la végétation? Les ruines des atéliers pillés d'Aketi? Des ponts éfondrés? Les 20 000 kilomètres de routes des Belges qui, depuis quarante ans n'existe que sur les cartes historiques?

Les CFU sont un château en Espagne, un mythe. Il paraît qu'il avait une fois un train dans les Uele. En 2008, les Nations Unis n'ont pas trouvé un invéstisseur. En 2009 la Copirep non plus. Il n'y a qu'une seule manière, comment les CFU pourraient renaître:
  1. L'État congolais cèdera les CFU pour 1 franc à un invéstisseur sérieux pour au moins 50 ans.
  2. Quelques règles digne du nom veillerons que la population profitera de la reprise aussi bien que l'invéstisseur.
  3. L'État congolais, qui n'a depuis 18 ans jamais payé ni de salaire, ni de contribution pour la caisse de pension, prendra en charge le rentes (de 100 Ff par mois) du personnel actuel, même si quelques-uns travailleront encore quelques années sur la ligne.
Vous diriez, c'est trop facile pour un invéstisseur? Soyons clair: Combien d'européens passent dans nos villages par jour à la recherche d'un invéstissement rentable? La région est au bout du monde, difficile accesible par le train moribond de l'ONATRA et des journées sur le fleuve. Ensuite, l'économie provincal a tellement souffert – et n'oublions pas l'insécurité (LRA, FARDC, etc.).

Un invéstisseur doit invéstir plusieurs dizaines de millions de dollar. Une somme énorme. Pour le transport de quelques sacs de riz ou d'une maman qui va au marché, il gagnera que quelques francs. Il faut quelqu'un qui est courageux et qui a un long souffle. S'il réussira, il sera le héro de la région. En cas d'échèque par contre, il sera oublié avant même son avion a décollé. Est-ce que un tel invéstisseur existe-t-il au fait? Si oui, la Ministère du Portefeuille en personne doit le aceuillir personellement et avec soin; mais l'arnaquer, ça-va, ou bien?

Commentaire par Dieudonné Lolémo Pilipíli