jeudi 21 avril 2011

Bobanga te...

Ete Krísto akufakí mpô na masumu na bísó, ndéngé ekòmamá na Makomi, ete bakundakí yě mpé asekwakí na mokɔlɔ ya mísáto, ndéngé ekomama na Makomi. Amonanakí na Petelo, mpé na bapɔ́stɔlɔ zómi na míbalé. Sima na yango, amonanakí mpé na bandeko nkámá mítáno na mbala moko, mpé míngi kati na bango, bazalí naíno na bomoi kíno tango óyo, kasi basusu basi'bakufa.

Bongo amonanakí na Zaki, mpé na bapɔ́stɔlɔ nyonso. Sima na bango nyonso, amonanaki mpé na ngai, lokola mwǎna óyo akokisa tango ya kobotama te. Pamba te, ngai nazalí moke penza na kati ya bapɔ́stɔlɔ, mpé nakokí kutu te kobengama mopɔ́stɔlɔ, pamba te nanyokolakí Lingomba ya Nzámbe.
apɔ́stɔlɔ Polo na mokanda na bakolinti (1 Kolinti 15.3-9)

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Le sabbat juif ayant cours du vendredi soir à 18:00 au samedi soir à la même heure, le jour après le sabbat dont parle Matthieu 28,1 correspond à notre dimanche considéré, à juste titre, le jour du Seigneur. Mais aujourd’hui, il s’agit d’un dimanche exceptionnel: c’est le jour de la résurrection.

Ne craignez point… «Bobanga te…». C’est la première parole de l’ange, c’est aussi la première parole que Jésus ressuscité adresse aux femmes. Cette expression rappelle l’oracle d’assistance, fréquent dans l’Ancien Testament, à travers lequel le Seigneur rassure son peuple de sa présence. Plus qu’une simple assurance psychologique, l’oracle d’assistance constitue la garantie de la Seigneurie de Dieu dans le monde. Le Seigneur est avec son peuple et demeure le Maître du temps et de l’histoire. Ni les calculs humains ni les agendas «cachés» ne sauront l’emporter sur la Seigneurie de Dieu qui a le dernier mot dans l’histoire des peuples. C’est à juste titre que durant la veillée pascale, le prêtre prononce sur le Cierge pascal les paroles suivantes : «C’est à lui (le Christ) qu’appartiennent le temps et les siècles».

Rendez-vous en Galilée! Alors que Luc situe les apparitions du ressuscité à Jérusalem et dans les environs (sur le chemin d’Emmaüs), Matthieu fait juste une brève allusion au tombeau vide, à Jérusalem, avant de renvoyer la suite en Galilée où le Ressuscité prend rendez-vous avec ses disciples. Pour Matthieu, la Galilée est le point de départ et de retour. C’est là que les disciples, un beau jour, se sont engagés résolument à la suite de Jésus. Hélas, avec la trahison de Judas, la passion et la mort de Jésus, la ferveur de cet engagement initial a été quelque peu refroidie: le groupe a connu des défections et certains disciples, déçus par le tournant qu’ont pris les événements, ont choisi de regagner carrément leurs domiciles. Puisque le zèle missionnaire du début a cédé la place à la torpeur, il faut retourner en Galilée, lieu de départ, lieu qui rappelle la ferme résolution prise le premier jour de la rencontre avec le Maître. Et c’est là, au point de départ, que les disciples recevront de nouveau la mission d’aller évangéliser.

Chacun de nous a sa «Galilée», c’est-à-dire, un point de départ, un moment où l’on a vécu une intense vie spirituelle dans une grande proximité avec le Seigneur. Dans le mariage, la «Galilée» c’est sans doute ce moment initial où la vie de couple est paradisiaque, plus que merveilleuse. Dans le sacerdoce, la vie consacrée, la «Galilée» c’est peut-être l’enthousiasme du jour de l’ordination ou de la consécration au Seigneur… Que chacun, en ce temps de Pâques, renoue avec sa «Galilée» afin d’évangéliser en paroles et en exemples. Joyeuses Pâques!

par le Père Roger Wawa ssp, Limete
Nkásá ya Lomíngo, Médiaspaul

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