jeudi 7 janvier 2010

Bientôt une armée sérieuse pour le Congo?

Depuis quelques temps, les Boyomais constatent la présence militaires des américains à Kisangani. Pour éviter encore plus de rumeurs, l’ambassade des USA à Kishasa a enfinenvoyé une petite délégation pour expliquer à la société civile la vraie motivation de la présence militaire américaine à Kisangani.

«Nous sommes en train de former un bataillon d’élite de près de 900 hommes pour l’armée congolaise. Cette formation durera 9 mois», a expliqué le conseiller de l’ambassade américain chargé des affaires publiques, Sardar, «Nous voudrions donc former des soldats congolais respectueux des droits humains et du droit international humanitaire».

En répondant aux questions de la société civile, Monsieur Sardar a fourni précisé:

  • Les USA se limitent à l’aspect formation
  • C’est le Congo qui assure la prise en charge de ses soldats en formation
  • L’intérêt des USA est de voir le Congo se doter d’une armée forte, républicaine et moderne
  • Le bataillon formé devra servir d’exemple lorsqu’il sera appelé à mener des opérations militaires sur le terrain pour déclencher des effets multiplicateurs sur le comportement de l’ensemble de l’armée congolaise.

Selon l'envoyé spécial de notre confrère Congoblog, les acteurs de la société civile ont appelé l’Etat congolais à mettre fin aux pratiques de détournement des soldes et des rations des militaires car, si la formation est importante, la prise en charge des militaires est aussi importante. En dépit de toutes les formations, l’homme armé affamé finit toujours par se payer en se servant de son outil de travail sur les civils.

jeudi 31 décembre 2009

Tapili: une cité sinistrée de plus

Un nouveau drame est survenu dans la région de Tapili sous les exactions criminelles des éléments de la LRA. Une trentaine de terroriste de la LRA ont traversé le 13 décembre la rivière Uélé de la rive droite à la rive gauche avec la complicité d’un piroguier à qui ils avaient promis des avantages en liquide. Monseigneur Julien Andavo Mbia, Evêque d’Isiro-Niangara, lanca un appel de SOS.

Selon le rapport du révérend Abbé Joseph Nzala, curé de la paroisse Saint-Paul de Tapili, le 13 et le 14 décembre les criminels, les éléments de la LRA ont tué une centaine de personnes (dont les corps sont non ensevelis jusqu’à ce jours) à Mabanga ya Talo sur les bords de l’Uélé. Ils en ont emporté une quarantaine soit les jeunes comme futurs combattants soit les plus âgés comme porteurs. Le piroguier qui a fait traverser les terroriste l'Uele est entre temps aux arrêts et conduit vers Isiro.

Pillage et enlèvements à Tapili
La cure de Tapili a été sévèrement dépouillée. Tous les ustensiles emportés; le dépôt a été enfoncé pour vol d’une bonne partie de la réserve d’arachides; les vêtements de l’Abbé Nzala et de son vicaire Abbé Pierre Zangaume sont de fond en comble pillés, y compris des habits en lessive. L’église a été visitée, mais il n’y eut pas de profanation du Tabernacle. Les malfaiteurs se sont limités à jeter par terre les vêtements liturgiques de Minzoto (Joyeuses) et à les salir en les piétinant.

Au Centre de Tapili où la paroisse dispose d’un poste de santé, les éléments de la LRA se sont permis un pillage systématique de tout ce qui relève de dispositifs sanitaires: formations médicales, pharmacies, etc. Avant de s’en aller, ils ont emporté autour de 270 personnes aux fins signalées ci-dessus.

Chef de poste et soldat abatu
Pour alerter le centre du Territoire de Niangara, il n’y eut que lui, l’Abbé Curé. Les deux Chefs coutumiers en la région de Tapili, ont pensé tout simplement à se sauver la vie. En revanche, il faut louer l’acte de bravoure du Chef de poste d'encadrement de Tapili. Ayant été au courant des rumeurs au sujet des éléments de la LRA, il a voulu s’enquérir davantage à ce sujet, en se dirigeant vers le côté de leur provenance. C’est chemin faisant qu’il fut abattu par lesdits criminels. Comme il se faisait accompagner par un soldat, celui-ci est également tombé sous des coups de fusils.

Arrestations: démenti de l'Église
L’armée, basée à Doruma a dépêché une 40aine des militaires à Tapili. Elle veut sécuriser la région en larguant des militaires le long de l’Uélé pour empêcher la répétition des cas enregistrés. Ces soldats ont gagné Tapili le 24 décembre, la veille de la Noël. L’information diffusée par la Radio Okapi le 26 décembre, on aurait arrêté deux terroristes de la LRA à Tapili est démenti par Nzala, il n’y aura eu aucune arrestation.

Aujourd’hui encore la population dans le territoire de Niangara n’est assistée par personne, ni à Tapili, ni à Rungu (territoire de Rungu) où une bonne partie de gens de Tapili a fui. Cela n’est pas autrement pour leurs voisins de Ndingba qui avaient eu à vider ce village du fait de la fausse alerte d’un espion de la LRA: ceux-ci, ayant fui également à Rungu, y demeurent sans secours. Finalement, tout le monde décide déjà de retourner chacun chez soi.
Par I.S. en se basant sur des informations episcopales et de Radio Okapi.

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C’est la désolation que, une fois encore, les terroristes de la LRA ont semée dans la partie nord-est du District du Haut-Uélé. Quel sinistre! Quelle situation alarmante! Des gens sans défense meurent sans l’avoir mérité! L’Évêque de Niangara-Isiro lança un S.O.S. à quiconque, personne physique ou morale et appelle aus secours.

Tapili et Ndingba sont actuellement accessibles par route à partir d’Isiro et de Dungu. La Caritas d’Isiro-Niangara est également prête pour collaborer dans ce but, mais ses moyens sont plus que modeste. Ce qu’il nous faut au nord-est du Haut-Uélé, c’est le secours. Pourquoi l’armée intervienne toujours en retard? Et la MONUC? Une fois de plus absente. Peut-être il fallait la chasser du pays. Avec un 10ème de ce que la MONUC coute à la communité internationale, la population locale aura fini avec ces criminels ougandais depuis longtemps. Il faut briser le silence!
Commentaire par Esperence Monoko Polele

jeudi 24 décembre 2009

Nɔ́ɛlɛ mawa

La guerre est fini, le Nord-Kivu libéré, le président se penche, si on croit les informations, sur la reconstructions du pays; les cinq chantier sont omniprésent. Au moins dans la province de Kinshasa et de temps à autre dans les capitales des provinces. C'est comme il y a 2000 ans: L'empire romain construit des routes, des palais, avait la première armée du monde.

Mais la vie des petits gens dans les provinces éloignés fut modeste. Une jeune femme enceinte fut forcée de quitter son village. Arrivée, elle ne trouva pas de place. C'est son fiancé qui organisa un abri où elle donna, protégé a peine du vent et de la pluie, naissance a son bébé. Ce fut la nuit du 24 décembre de l'an 0. Ce fut une nuit amère.

Comme aujourd'hui. Des centaines de femmes et d'hommes ne sont pas chez eux, ne sont pas dans leur village. Ils ont dû quitter leurs terres, leur territoire. Chassé par la soit-disant armée du seigneur (LRA), l'un des pire groupe de terroriste et de criminels du nord du Haut-Uélé, ils sont accueillit dans le Bas-Uélé et dans le sud du Haut-Uélé par ceux qui souffrent déjà.
Cela sera une nuit amère ce soir.

Comme il y 2000 ans quand les pauvres des pauvres, les bergers, accueillirent la Sainte Famille. Comme il y a 2000 ans quand l'empereur fut loin, très loin, dans la capitale, à Rome. Comme il y 2000 ans quand Yozefu ne pouva pas compter sur les autorités et quand Maria trouvs a du soutien en famille et parmis les petits gens. Mais n'oublions pas ce que nous disent nous frères du Burundi: Quand 1000 petits gens font 1000 petites choses, il commencer à changer le monde.

Esperence Monoko Polele

jeudi 17 décembre 2009

Mokama ya liboso na Niangara-Isiro

Na bokuse, historique ya Jubilé ya mibu tuku itano ya Diocèse Isiro-Niangara ekolimbolama ndenge kani? Tokokí banso komikundola ‘te ut’o nsuka ya mobu 2003 tee ebandela ya mobu 2004, tosepelaki mibu mokama ya liboso (premier centenaire) mwa bopalinginyi Nsango Ndamu o Diocèse ya biso. Esalamakí bongo na bokanisi fondation, o mboka Gombari, ya premier poste ya Mission, fondation etiyamakí na Ba-Prémontrés ba Tongerloo (Bɛ́ljika) mwa 09.11.1903. Nzokande likambo lya Bopalinginyi Nsango Ndamu likeseni na mambi ma bokeli Diocèse. Mpo etalí kokela Diocèse Isiro-Niangara, mwa historique yango iye.

Histoire ya Diocèse Isiro-Niangara ebandí na mbotama ya Préfecture Apostolique ya Wɛlɛ ya Likólo mwa 18.12.1911. Préfecture Apostolique yango eutakí na bokaboli «Préfecture Apostolique» ya Wɛlɛ . Wɛlɛ ezali mai maye makei tee, ndakisa, Diocèse ya Bondo.

Nsima, mwa 06.05.1924, Préfecture Apostolique ya Wɛlɛ ya Likólo ekomí «Vicariat Apostolique» ya Niangara.

Mwa 24.02.1958, Vicariat Apostolique ya Niangara ekobota Préfecture Apostolique ya Doruma (na bokaboli Vicariat Apostolique êna). Nsima ya mbongwana eye, Vicariat ya Niangara ekoumela molai te mpo ‘te akoma lisanga lisusu: kozala Diocèse.

Ya sôlo, mwa 10.11.1959, Vicariat Apostolique ya Niangara, lolenge la basusu bayike o Kongó, ekokoma «Diocèse» ; ut’o mokolo môna, ekobyangama «Diocèse ya Niangara»; mpo ‘te ebonga ya Episkopo ezalakí o mboka Niangara. Diocèse ekobyangama «Diocèse ya Isiro-Niangara» banda mwa 23.03.1970, mokolo ebonga to siège épiscopal ekolekisama o Engumba ya Isiro.