
Toutes les sources contactées par la radio indépendante Okapi confirment ce qui est connu déjà depuis décembre et janvier: Des centaines de personnes ont été tuées par les terroristes du groupe LRA en décembre passé. Parmi les témoins, des prêtres catholiques de Niangara, la société civile locale, des rescapés de ce massacre ainsi que des députés provinciaux. Leurs témoignages renseignent qu’en décembre 2009, les terroristes avaient attaqué Makombo ainsi que les localités voisines de Tapili et Mabanga.
Le massacre a commencé un jour du marché dans le village de Makombo et s’est poursuivi dans tous les villages environnants durant quatre jours. D’autres villageois ont même été rattrapés par les assaillants au niveau de la rivière Bomokandi, ont-t-elles ajouté.
Un prêtre rapporte avoir vu plus de cent cinquante corps, hormis ceux qui gisaient dans la brousse. Arrivé à Isiro, le prêtre avait même demandé à l’État et à la Croix-Rouge d’aller aider à l’enterrement des corps. En ce moment là, l'armée n’étaient pas encore déployées sur les lieux.
La société civile locale se dit très émue d’entendre les officiels congolais minorer les chiffres et minimiser ainsi leur drame. Pour elle, l’État cherche à se dérober de sa responsabilité de protéger les personnes et leurs biens des terroristes qui rôdent dans le Nord du Haut-Uele depuis deux ans déjà.
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Incroyable, mais vrai: Le gouvernement congolais nie les centaines de victimes au Nord du Haut-Uele. En même temps, il montre son incompétence par excellence: Pendent que une organisation non-gouvernementale américaine rapporta fin mars (ce que vous avez pu lire déjà ultérieurement dans les colonnes de ce journal) le massacre de Makombo-Tapili des terroristes du mois de décembre passé, le ministre de justice déclare qu'il n'y avait pas de massacre maintenant et que les américains sont des menteurs.
Résumons: Ni le gouvernement de la république, ni la communauté internationale s'intéressent à nous. Renvoyons la MONUC à la maison et prenons le budget d'elle. La moité pour la Caritas pour son travail avec les réfugiés et les cultivateurs, l'autre moitié pour équiper et former les forces de l'ordre de nos villages. Ceci sera décentralisé et efficace. Malheureusement pour nos pauvres villageois, ceux qui sont ont pouvoir préfèrent se ridiculiser contre une poignée de terroristes, dispersés dans la savane.
Commentaire par Esperence Monoko Polele
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